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Maratrail des passerelles

passerellesLa première partie de la saison de triathlon est passée. Après quelques jours de repos je profite de la période de reprise pour faire un trail qu’il me tenait à cœur de faire : le trail des passerelles. Pour cette année j’ai choisi le maratrail des passerelles avec 40 kilomètres et 2200 mètres de dénivelé positif.

Au petit matin

5h30 le réveil sonne et il est temps de se lever pour prendre le petit déjeuner. Je me prépare doucement pour être sur le site vers 7h. Arrivé sur place je termine de boire ma boisson d’attente et je dépose quelques affaires aux bénévoles qui gèrent les consignes.

Échauffement

7h30 je débute mon échauffement par des mouvements articulaires des pieds à la tête, puis je trottine tranquillement. Je monte doucement en température ce qui me permet de placer des assouplissements balistiques. Enfin je réalise quelques accélérations pour finaliser ma préparation.

Départ

Pour cette course que je vais réaliser sans aucune pression, je décide de me placer relativement proche de la première ligne. Je vais tenter de partir vite le plus longtemps possible et je verrai ensuite ce qui se passera. C’est nouveau pour moi de faire cela sur un trail mais je ne suis pas complètement dans l’inconnu. De plus je me connais parfaitement et j’ai confiance en ma préparation.

Le départ est donné et comme prévu je suis les meilleurs. Ce n’est clairement pas si difficile… pour le moment. Les 5 premiers kilomètres ne sont pas insurmontables et l’organisateur a intelligemment choisi des chemins et routes larges. Par conséquent, il n’y a pas de bouchon, sans oublier qu’il y a deux vagues de départ : une à 8h et une à 8h15. Cela permet de limiter un flux trop important d’athlètes au même moment (nous étions 1400 inscrits).

Premier ravitaillement

J’approche du premier ravitaillement et j’ai déjà passé deux passerelles. Les premiers n’ont pas baissé leur allure dans les bosses et encore moins dans les descentes. Je suis donc distancé, surtout que je subis légèrement le contrecoup de mon départ. Encore une fois, rien de bien méchant. Je ralentis simplement, je bois, je m’alimente et reprends mon souffle.

Principale difficulté du maratrail des passerelles

J’attaque la principale difficulté de la journée qui est le col de Sénépy (1000D+ sur environ 6 kilomètres). Petit conseil durant cette partie de la course : prenez le temps de regarder autour de vous, le paysage est magnifique. C’est dans cette ascension que je retrouve la forme et au passage du sommet je me remets à courir comme si je n’avais rien fait depuis ce matin.

Retour à Mayres-Savel

La descente n’est pas trop technique mais elle comporte quelques pièges et comme je suis à fond dans ma course, j’ai préféré rester concentré sur les endroits où je devais poser mes pieds. Deuxième conseil : prenez le temps, la veille ou le lendemain, de vous promener pour profiter des lieux car pendant la course c’est moins facile.

La descente se passe bien, j’ai de bonnes sensations et les kilomètres défilent. Puis, arrivé à Mayres-Savel, je prends le temps de remplir mon bidon d’eau avec une dose de glucides de ma composition perso et je repars.

Bientôt la fin

Sur le retour on repasse sur les passerelles du Drac et d’Ébron. Une fatigue musculaire se fait sentir suite à ma vive allure dans les descentes. Je n’ai pas pu résister de courir vite surtout que c’était des chemins que l’on avait repérés la veille, donc je savais déjà où j’allais passer et où j’allais me servir ou pas de mes bâtons.

Au passage de la dernière passerelle, il reste environ 9 kilomètres où le tracé est loin d’être simple. C’est même finalement plus technique qu’au début. Les montées sont beaucoup plus sèches et les descentes beaucoup plus raides. L’organisateur nous avait prévenus : « Gardez-en sous la semelle pour la fin… ». C’était un bon conseil et heureusement pour moi j’en avais encore sous la semelle.

Dernière ligne droite

Il reste 400m et je n’y crois pas, mais un athlète revient sur moi comme un boulet de canon. Je vais devoir me battre jusqu’au bout alors j’accélère aussi mais ça ne suffit pas. La dernière descente m’a littéralement grillé les quadriceps mais je dois m’employer à 100% de ce qui me reste pour le maintenir à distance. Je donne tout ce que j’ai et à 50 mètres de la ligne je ne vois plus personne derrière moi. Enfin je peux couper mon effort et là surprise, un courant d’air me passe devant ! J’aurai l’occasion de vous reparler de cet athlète qui se nomme Alexandre Bouquet. La veille nous avons longuement parlé de Nolio, plateforme de coaching dont je vous parlerai bientôt ainsi que d’Alexandre et de François

Une fois la ligne franchie, je félicite Alexandre qui a mis son plan à exécution. Il m’avait annoncé qu’il me rattraperait pour me doubler. Il était engagé sur le 65 kilomètres avec deux autres amis pour faire la grande course en trio.

Bilan

Actuellement, c’est sans doute le plus beau trail que j’ai réalisé. Un site magnifique, un parcours exigeant mais accessible en même temps. Des points de vues à couper le souffle. Une chose est sûre, j’y retournerai.

Un grand merci également aux 900 bénévoles présents et merci pour cette belle organisation.

Sans oublier ma Caroline qui a parcouru plusieurs kilomètres pour trouver les meilleurs spots pour les photos, n’hésitant pas à aller sur des sentiers couverts de ronces. Ce n’est pas simple pour les supporters je peux vous le garantir mais le résultat est là. De belles photos et de beaux souvenirs sauvegardés numériquement et dans nos mémoires.

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