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Sport-out : comment l’éviter ?

sport outIl n’y a pas longtemps je suis tombé sur cet article. Ce n’est pas le premier que je lis et malheureusement j’ai déjà rencontré des sportifs en « sport-out« .

Comme à chaque début d’activité, on progresse rapidement. De nouvelles aptitudes, de nouvelles habiletés ou de nouvelles tactiques, etc.

Ces progrès sont encourageants et on pense alors que ça va continuer voire augmenter de façon exponentielle si on s’entraîne plus et/ou plus durement et c’est là que commence la dérive…

Je vais vous résumer brièvement cet article mais je vous recommande chaudement de le lire en entier. Chaque nouveau paragraphe aborde un sujet qui est décrit dans ce cri de détresse. Je m’appuie sur cet article en espérant vous aider à ne pas basculer du coté obscur du sport. Je vous donnerai bien sûr des conseils pour que vous restiez motivé(e)s à faire une activité physique.

Questionnaire pour connaître votre état de « Sport-out »

Avant de commencer la lecture de cette article, je vous propose un quiz pour connaître votre niveau de « Sport-out ».

0%

1/19 - Vous êtes fatigué ?

Vos obligations professionnels ou familiales peuvent influencer sur votre état de forme.
Show hint

Avant même de faire du sport, vous vous sentez fatigué.

2/19 - Vos sensations lorsque vous faites du sport, vous êtes plutôt...

Est ce que vous sentez vos jambes lourdes, ou sans énergie, pas de bonnes sensations...

3/19 - Me préparer pour aller m'entraîner m'est difficile à un degré...

Lorsque vous devez préparer vos affaires, préparer votre alimentation, choisir votre équipement en fonction de la météo...

4/19 - Physiquement je me sens épuisé(e)

Le physique concerne les muscles.

5/19 - À la fin de mon entraînement je me sens frustré(e) à un degré...

6/19 - Vous vous sentez nul ?

7/19 - Vous vous dites que vous n'y arriverez jamais ?

8/19 - À la fin de la séance vous sentez que vous avez fait des progrès

9/19 - Après l'entraînement je me sens complètement vidé(e)...

10/19 - J'ai plus envie de voir des sportifs

11/19 - Je me sens fatigué dès mon réveil...

12/19 - En pleine séance ou pendant une compétition je me demande ce que je fais là...

13/19 - Je me dis souvent : Vivement la fin de la séance...

14/19 - Durant les séances d'intensité je manque d'envie de tout donner...

15/19 - Lorsque je dois me donner à 100%, j'abandonne rapidement...

16/19 - Je pense que les autres sont meilleur(e)s que moi...

17/19 - Les commentaires de mes contacts m'exaspère...

18/19 - Je préfère rester chez moi que de m'entraîner par mauvais temps...

19/19 - Je me demande combien de temps je vais encore pouvoir tenir...

Êtes-vous en "Sport Out" ?
Vous êtes en Sport Out

sport out

Il est temps de vous déconnecté des réseaux sociaux et des réseaux sportifs. Faites une pause de quelques jours et reprenez le sport par une activité qui vous plait le plus. Seul ou avec un comité restreint, entouré de gens que vous appréciez beaucoup.
Le Sport-Out n'est pas loin

sportif fatigué

Vous êtes sur le point de basculer en Sport Out. Faites attention à vous, prenez du recul. La progression n'est pas linéaire mais surtout elle n'est pas toujours possible. Vous avez peut-être des contraintes extérieures qui vous prennent du temps et de l'énergie. Le sport doit surtout vous servir pour décompresser et non pour faire une course. Ne surtout pas mélanger compétitions et entraînements.
Vous maîtrisez votre Sport Out

Vous savez vous entraîner seul ou à plusieurs. Vos activités sont toutes plus ou moins sur les réseaux sociaux mais ce n'est pas votre priorité. Avant toute chose, vous avez un ou plusieurs objectifs sportifs à atteindre et vous ciblez vos entraînements en fonction de vous et des ami(e)s qui vous entourent.
Le Sport Out ne vous concerne pas

La pratique du sport est une activité que vous pratiquez pour vous et pour personne d'autre. Vous savez adapter vos entraînements en fonction de vos capacités, de votre emploi du temps et du matériel à disposition sans vous soucier des autres. Vous avez un ou plusieurs challenge, que se soit pour votre santé ou pour la compétition et vous vous y tenez sans jamais faillir.

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« Si j’ai pas mal ça sert à rien »

Méthode bourrin

S’entraîner plus et/ou plus dur, c’est bien, mais il faut le faire progressivement. Augmenter sa charge d’entraînement du simple au double voire au triple d’une semaine à l’autre c’est s’exposer à la blessure. Donc, si on ne se raisonne pas, c’est la blessure chronique qui conduit au sport-out.

Que faire ?

Il est impératif de rester concentré(e) sur soi. Sa charge d’entraînement c’est comme des empreintes digitales : c’est unique. Tout le monde ne progresse pas de la même manière. On ne réagit pas non plus de la même façon selon les méthodes d’entraînements. Il faut tenir compte de son passif, de ses vieilles blessures, etc. Un entraînement bien fait ne doit pas conduire vers la douleur mais vers de la fatigue. Une simple contracture ou courbature qui persistera plus de 72 heures, c’est une blessure ! Une blessure nécessite du temps pour ne pas empirer les choses et ce temps que vous passez à vous soigner, c’est du temps que vous perdez à ne pas vous entraîner pour progresser.

« Je suis une machine »

En mode guerrier ou guerrière

Vous êtes blessé(e), rassurez-vous ça arrive à tout le monde. Nous jouons tous plus ou moins avec nos limites. Dans la mesure où elles ne sont pas visibles mais qu’en plus on peut les repousser, comment ne pas les dépasser parfois. Donc oui ça arrive, même aux meilleur(e)s. Lorsque cela arrive il y a celles et ceux qui le vivent mal et vont continuer à faire du sport malgré la douleur car ce sont des warriors. Cela augmente le charisme, du moins c’est sans doute ce qu’ils ou elles pensent. Il ne faudrait surtout pas passer pour un(e) faible ! À force de trop tirer sur la corde vous finissez en sport-out. Au final que cherchez-vous réellement ? Faire du sport blessé(e) ça vous amène à quoi ? Vous pensez que les gens auront plus de respect pour vous ? Que cela va augmenter votre cote de bravoure ?

Que faire ?

Une blessure est une occasion de faire le point sur vous-même. Pourquoi je me suis blessé(e) ? Voilà la véritable question qu’il faut se poser. Mauvaise gestion de la charge d’entraînement. Est-ce un déséquilibre musculaire ou un problème de posture ? L’équipement peut également induire des blessures. La diététique a sa part de responsabilité… Durant cette période on peut faire le point sur pas mal de choses à corriger. On met alors en place de nouvelles routines d’entraînements, de nouveaux menus ou de nouveaux équipements… C’est l’occasion d’en apprendre plus sur soi-même pour mieux avancer et progresser.

Vous remarquez dans quelle mesure le regard des autres est occulté ? C’est parce qu’il n’est pas utile. Ils peuvent bien penser ce qu’ils veulent puisque cela ne changera rien à la vitesse de guérison. Certaines personnes vous feront peut-être des remarques désobligeantes. C’est parce qu’elles ont peur que cela leur arrive. Remuer le couteau dans la plaie les rassure, le malheur des autres les réconforte. Si les critiques sont faites sciemment, c’est encore pire. Ces personnes savent qu’ils peuvent impacter négativement sur votre moral. Peu importe pourquoi, le but de cette manœuvre n’est pas correcte. Oubliez les autres, restez focus sur vous-même.

Les réseaux sociaux

Méthode hyper connectée

Vous êtes fier(e)s de vos progrès, vous êtes fier(e)s de vos victoires et vous souhaitez partager tout cela. On vous félicite, on vous encourage, c’est magnifique tous ces messages flatteurs mais attention de ne pas tomber dans le piège de l’auto-congratulation. Vous encouragez les autres pour finalement être encouragé(e). Vous postez vos entraînements, vos courses, vos exploits pour être félicité(e). Que ce passe-t-il lorsque vous ne progressez plus ? Vous postez moins, vous recevez moins de notifications et encourager les autres vous décourage proportionnellement. Vous n’en pouvez plus de tous les messages de celles et ceux qui sont en pleine forme, le sport-out est proche.

Que faire ?

Rappelez-vous les raisons qui vous ont poussé(e)s à faire ou reprendre le sport. C’est très certainement pour votre santé ou pour vous sentir mieux et en meilleure forme. Vous n’avez donc pas besoin d’être constamment applaudi(e)s par votre entourage. C’est avant tout un plaisir personnel. Aimez vous entraîner seul ou à plusieurs, partagez avec parcimonie sur les réseaux et restez connecté(e)s avec vous-mêmes avant tout.

Les réseaux sportifs

Le selfie-sport addict

À la recherche d’une constante validation, like ou Kom… cela fait tellement plaisir de se sentir suivi(e)s. On poste frénétiquement son dernier entraînement en attendant avec impatience la première notification. Quoi, déjà une minute de passée et toujours rien. Pourtant moi je suis super actif, je donne alors j’aimerais recevoir… Attention, le sport-out est droit devant vous.

Que faire ?

Nous vivons dans une société hyper connectée. Il n’est pas vital de l’être pour profiter pleinement de ses activités sportives. Je ne vous recommande toutefois pas de vous déconnecter totalement. Essayez simplement de vous entourer de gens réellement sincères avec vous. À quoi bon avoir 5000 followers si au final seulement une poignée partage avec vous ? Tâchez de repérer celles et ceux qui vous soutiennent dans les bons comme dans les mauvais moments.

Un petit coup de boost

Ce point n’est pas abordé dans l’article initial, mais il me semble que cela peut arriver.

En manque de progrès

Vous êtes un amateur ou une amatrice :

  • Si votre emploi du temps ne vous permet plus d’ajouter des heures d’entraînements ;
  • Que vous pensez faire tout ce qu’il faut pour optimiser votre potentiel ;
  • Si vous avez l’âme d’un compétiteur ou d’une compétitrice et avez peut-être déjà gagné des compétitions ;
  • Cela fait maintenant quelque temps que les podiums vous échappent et cela vous mine le moral ;
  • Ou, vous aussi vous voudriez bien monter sur la plus haute marche.

Dans ces cas-là, où la compétition pour un classement qui nous catalogue et nous classifie pour être jugé(e)s, c’est le regard ou l’opinion des autres qui devient alors votre opinion. L’auto-médication, pour ne pas dire le dopage, sera une solution passagère et de courte durée et le sport-out sera beaucoup plus intense. Ce qui n’est pas une solution.

Que faire ?

Surtout ne laissez jamais l’opinion des autres devenir votre propre opinion car ils ne vous connaissent pas ! La compétition c’est bien mais ça ne devrait servir qu’à mesurer vos progrès ou à partager un bon moment avec d’autres personnes qui vivent la même passion que vous. Le but étant de toujours prendre du plaisir et finir heureux ou heureuse.

Conclusion

Pour conclure voilà comment je vis mes courses : je me fait doubler et je double d’autres concurrents. À chaque fois cela me faisait plaisir. Quand je me fais doubler cela me booste pour essayer de perdre le moins de temps possible sur eux. Lorsque je double, je suis satisfait de mes entraînements qui portent leurs fruits. Sur la course en elle-même, je croise des ami(e)s, de la famille. Personne n’est obligé de venir, donc s’ils sont là c’est pour leur plaisir. Bilan, beaucoup d’encouragements et de sourires. Tout cela me motive et me rend heureux.

J’ai connu deux « sport-out » et en appliquant ces conseils je suis revenu plus motivé que jamais. Aussi, j’espère que cela vous aidera.

Anecdote

Lorsque je suis en compétition c’est contre moi-même mais aussi avec les autres. Toutefois, les autres sportifs sont un moteur. Une simple anecdote d’une de mes compétitions :

Sur la course verte des 3 pignons, j’ai doublé un athlète. Je ne sais plus vraiment quand. Aussi, cet athlète s’est accroché du mieux qu’il a pu et il est revenu sur moi pour me doubler dans les 100 derniers mètres. J’ai accéléré, je me suis défendu du mieux que j’ai pu et il est quand même passé. Il m’a poussé dans mes derniers retranchements. On ne se connait pas et pourtant, une fois la ligne franchie, la première chose qu’il a faite est de se retourner pour m’attendre. On s’est tapé dans la main. Fairplay, respect, remerciements tout était là. J’aime m’entraîner et j’aime partager des moments comme celui-là.

photo finish

Merci au dossard 252 pour m’avoir aidé à donner le meilleur de moi-même.

Sources :
Le Joggeur Qui Râle

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