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Compte rendu de Fred François sur l’half Ironman de Marrakech 2019

MarrakechAvant-course

Le réveil

Il est 4h, le réveil sonne à Marrakech. 30′ pour se préparer et se mettre en route vers la navette qui nous emmène vers le départ situé au lac Lalla Takerkoust. Le taxi est à l’heure. En 5′ nous sommes à la navette.
Dès le premier pas dans la navette, tu sens une atmosphère différente. Certes il est 4h45 du matin ce qui explique le silence mais cela mis à part, tous les athlètes sont déjà dans leur course, dans leur concentration.

Il nous faut bien 30′ de transit. Désormais Il est 5h30… le parc à vélo ouvre à 6h45. Il fait froid. Nous sommes dans le noir complet. L’attente va être longue. Pendant ce temps les autres navettes pleines de triathlètes arrivent.

Au parc vélo

Le parc à vélo ouvre enfin. Les pompes étaient interdites dans les sacs blancs. L’organisation en mettait à disposition le matin même de la course. Bon la prochaine fois, moi aussi je ne tiendrai pas compte du règlement et je viendrai avec ma pompe. Première chose que je fais : je trouve une pompe et je me dirige vers mon vélo pour remettre les pneus de mon vélo à 7,5 bars.

Vélo gonflé, direction les WC. Depuis que je fais du triathlon c’est obligatoire avant le départ lol. Le stress de la course ? L’appréhension ? En tous cas c’est comme ça, je le sais et je compose avec.

Tenue de course

Une fois libéré, je me dirige vers une tente pour me mettre en tenue. Ma tri-fonction est déjà enfilée mais je dois enfiler le bas de ma combinaison néoprène. Mettre une vaseline spéciale néoprène à la nuque, aux genoux, aux coudes. Ça m’aidera à mieux la désenfiler à la sortie de l’eau. Premier hic… je ne trouve pas mes manchons pour les mollets. Je me fais une raison et j’accepte cet aléa. « C’est pas grave Fred. Tu vas courir sans. C’est pas la fin du monde ». Je me répète ça dans ma tête jusqu’à m’en convaincre mais en vrai ça me fait super « biiiiiip ».

Une fois prêt, je me dirige vers le dépôt du sac blanc et c’est parti pour l’échauffement des bras. Il n’y a nulle part où faire un plouf donc c’est pas terrible. Ceci dit, c’est la même pour tout le monde donc GO. Une fois le haut du corps bien chaud, me voilà parti vers les sas. Je choisis le sas SUB35. J’avais fait 36′ au 70,3 Luxembourg mais là je me sens capable de faire mieux. Les pros partent en premiers… puis suivent les amateurs. Sas par sas et voilà bientôt mon tour. Top chrono pour l’half Ironman de Marrakech.

Natation

L’expérience parle

Premiers pas dans l’eau et j’ai les pieds dans la vase. J’ai déjà connu ça au triathlon de Chantilly, ça ne me dérange pas. Je fais le maximum de pas en dehors de l’eau et je plonge. Là je sais que c’est parti pour une trentaine de minutes.

Le bon matériel

Ma combinaison est toujours aussi exceptionnelle car pas une goutte d’eau ne s’infiltre. Je ne peux même pas dire si l’eau est froide ou pas. Cette fois-ci je l’ai bien enfilée au niveau des bras et de l’entrejambes. Je n’ai aucune gêne. Je me sens bien.

Faire les bons choix

Je ne suis gêné par personne. Devant moi c’est plus fort donc je ne les rattrape pas et derrière moi c’est mon niveau ou moins bon. Je me dis que j’ai choisi le bon sas et que la course commence bien. Je compte les bouées, je me concentre sur ma respiration, j’essaie de tirer le plus fort possible dans l’eau et de relâcher au maximum quand mes bras sont à l’extérieur de l’eau.

Premier virage, j’ai fait 1/3 de la course. Là je sais que j’ai une longue ligne droite et c’est là que je m’étais dit qu’il fallait un peu plus appuyer encore. Deuxième et dernier virage. Horrible ! Je ne vois rien. J’ai beau sortir ma tête de l’eau je ne vois rien. Le soleil s’est levé à Marrakech et je l’ai en pleine tronche. Impossible de voir la direction à prendre. Je décide de me fier aux autres concurrents même si je déteste faire ça mais là j’ai pas le choix.

La technique avant tout

Je nage, je tire le plus possible mais je sens que techniquement c’est de moins en moins bien car je vais chercher moins loin et je sors mes bras trop tôt ; et là paf je tombe nez à nez avec les mecs qui t’aident à sortir de l’eau. Comme d’habitude, premier réflexe : mon temps de natation. 34’09 Popopo !!! J’ai fait le boulot.

T1

Maintenant grosse côte à pied dans laquelle je retire le haut de ma combinaison et je marche. C’est trop raide. La côte passée je me remets en course et me dirige vers mon sac bleu. Aucun problème pour le trouver mais il y a des athlètes partout éparpillés. Je me cherche une place pour me changer. J’en trouve une. Pipi dans la combinaison puis je retire le bas de la combinaison, j’enfile le casque, le dossard puis les chaussures. Je prends une compote aussi que j’aspire en renouant mon sac bleu et je le dépose dans la zone. Transition en 6’06 une éternité. Je me dirige désormais vers mon vélo.

Cyclisme

Tactique de course

J’avais bien examiné le parcours cycliste de l’Half de Marrakech. Je savais précisément où je pouvais attaquer et où il fallait que je la joue tranquille. Donc je suis le plan de course à la lettre. Si je ne rencontre pas de problème mécanique tout se passera bien. Chaque montée à 70 tours par minute minimum. Le reste entre 80 et 90 tours par minute. Dès le début de la course, premier danger il faut tenir sa droite mais sur la voie de gauche. Je m’étais bien informé donc je le savais mais j’ai rapidement vu que ce n’était pas le cas de tout le monde. Sauf que si tu es sur la voie de droite tu risques de prendre les athlètes qui sont déjà en train de redescendre.

Faire le boulot

Très rapidement je sens que j’ai des jambes, qu’elles répondent et que je peux faire un bon vélo. Même si la route est franchement pas top, même si le rendement est très délicat, même si des chèvres et des ânes coupent la route, il y a moyen de faire un bon vélo aujourd’hui à Marrakech.

J’ai mangé lors de la T1, du coup je tiens la position aérodynamique et mes yeux ne lâchent pas la route pour éviter la crevaison. Jusqu’au km 62, ça monte et ça descend. J’appuie mais à la limite car il y a le semi derrière.

Le km 62 arrivé, désormais la route est parfaite et on sent bien le faux plat descendant. Jusqu’à l’arrivée faut envoyer pour faire remonter la moyenne.
Vélo en 2h41 à 33 km/h de moyenne. J’ai fait le boulot !

T2

Je trouve très rapidement mon rack et mon emplacement. Je retire mes chaussures du vélo, je mets mon dossard devant moi et je cours vers mon sac. Sac trouvé, je m’assois, je range mes chaussures de vélo dans mon sac rouge, le casque et je prends ma crème « NOK » pour m’en passer entre les orteils. J’enfile mes chaussettes, je mange une compote et un gel et je repose mon sac.
T2 en 6’09 une deuxième éternité lol.

Course à pied

Tout va bien

Je regarde ma montre. Il est 11h45 et je suis à 3h28 de course. À ce moment précis je me dis « je vais exploser mon PB (Personal Best) ». Je me dis ça parce que je suis frais dans les jambes et que je sens que je peux faire le semi sans m’arrêter !

Je fais mon premier km en 4’30 et je suis à plus de 160 pas par minute. Parfait ! En fait non pas parfait. Les jambes ça va, le cardiofréquencemètre excellent. Ce qui ne va pas c’est la chaleur !!!!! Il fait 34 degrés et je meurs de chaud et à ce moment précis je me dis « je crois qu’en fait il va être long ce semi à Marrakech».

Les premières questions arrivent dans ma tête. Quelle est la meilleure stratégie ? J’écoute mes jambes ? J’écoute ma tête ? Et là je pense à ma famille ! À ma compagne, à ma fille, à mes parents, mes sœurs, mes nièces. Quelques larmes me viennent car je pense aussi au drame familial auquel nous avons du faire face une semaine avant. Je pense à grande sœur et à ses filles. Je renifle pour tout de suite arrêter ça et me remettre dedans et retrouve ma concentration.

Chaleur de plomb

La réalité me rattrape ; j’ai de plus en plus chaud. Je vois le premier ravitaillement. J’ai pas faim, j’ai pas soif, j’ai chaud. Je prends 4 bouteilles d’eau et je m’asperge la tête !! Bon sang que ça me fait du bien. Purée mais quel bonheur. C’est comme une gorgée de Coca-Cola bien frais avec une rondelle de citron. Sauf qu’il faut repartir !

Je repars et là je sais que c’est soit je fais des stops pour me rafraîchir, perdre beaucoup de temps mais je suis finisher assuré, soit je n’écoute que mes jambes qui ne demandent qu’à courir à 4’30/km, je risque le malaise et peut-être de ne pas finir la course. Je ne suis pas entraîné à courir sous une telle chaleur et visiblement j’ai du mal à la supporter.

Lucidité pendant l’effort

J’opte pour finir la course et j’assure le coup à chaque transition en faisant baisser la température grâce à l’eau que je me fous sur la tête. Au total, je fais 10 arrêts !!! 10 !!!! C’est énorme ! Mais ça me permet de franchir la ligne d’arrivée et en plus d’améliorer néanmoins mon record personnel.

Au final course en 1h56 sur le semi-marathon de Marrakech. Très loin, très très loin des 1h45 que j’objectivais et que je suis très largement capable de faire sur un format XL mais c’est ça aussi le triathlon et ça s’appelle le long ! Faut également faire face aux conditions, à l’environnement qu’on nous propose et réussir à s’adapter dans l’instantané. Je n’ai pas réussi à le faire sur la course à pied.

Bilan de l’half Ironman de Marrakech

Pour conclure, je suis néanmoins très satisfait de ma course à Marrakech car je sais qu’en faisant mieux en transition (12 minutes au total, une éternité) et avec quelques degrés de moins je peux réaliser un temps largement meilleur. Grâce à @coach_yves_trinidad, je mesure la progression réalisée en seulement 4 mois !!! Je lui renouvelle mes remerciements car notre relation coach-coaché est topissime et me correspond parfaitement.

Temps officiel : 5h24’49

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