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Raid28 une belle aventure de 70km

raid28Premier weekend choc de la saison 2019 avec un raid de 70 kilomètres en course d’orientation sur le Raid28. C’est également pour moi le premier raid réalisé par des amoureux de ce sport et qui savent organiser. Comme je ne suis pas un spécialiste de la course d’orientation, C.O. pour les intimes, j’ai eu la chance d’intégrer une équipe de l’ASL RAID. Nicolas et Fabrice seront mes mentors pour cette course.

Description de la course

La course du Raid28 consiste à suivre un itinéraire qui passe par des balises obligatoires (disqualificatif si on n’y passe pas), des balises pénalisantes (si on les loupe) et des balises bonus (si on les trouve).

Les balises obligatoires, sont des points de contrôle (P.C.) où il y a des contrôleurs de course, éventuellement des médecins et éventuellement un ravitaillement en eau uniquement.

Les balises pénalisantes (vertes) permettent ne pas perdre de temps. Mais si on les loupe, un malus de plusieurs minutes sera ajouté à notre chrono final.

Les balises bonus (bleues) permettent de gagner du temps si on les trouve. Elles sont clairement plus difficiles à voir mais elles permettent de gagner 10 à 20 minutes sur le chrono final.

Entre toutes ces balises, nous sommes libres de l’itinéraire pour y parvenir (sauf propriétés privées et restrictions clairement notifiées dans le road book).

Avec ce jeu de balises, il est clair que nous pouvons facilement dépasser les 70 kilomètres car le chemin le plus court ne tient pas compte des balises bleues !

Avant la course

En début de semaine nous avons eu une montée d’adrénaline car un des membres de notre équipe s’est blessé. Cela ne fut pas facile de trouver un remplaçant. Mais heureusement un petit apéro a tout arrangé. Merci Marc d’avoir accepté de relever le défi.

L’équipe

Nicolas est notre capitaine d’équipe. Il est le plus expérimenté dans ce domaine et il va nous guider tout au long de la journée.

Fabrice est le bras droit de Nicolas. Également très fort physiquement et endurant mais également en orientation il sera un atout incontournable pour l’équipe.

Marc est notre sauveur. C’est grâce à lui que nous pouvons prétendre à être classés. Il a à son actif un nombre incalculable de marathons. Comme il prépare l’éco trail de 80 kilomètres, ce raid est pour lui une belle opportunité d’entraînement spécifique.

Laurence est une rookie tout comme moi. Elle sait manipuler une boussole et lire une carte pour s’orienter mais c’est la première fois qu’elle fera un raid aussi long.

Et enfin il y a moi, le deuxième rookie, j’ai déjà réalisé un trail de plus de 100 kilomètres, mais je ne maîtrise pas du tout l’utilisation d’une boussole.

Départ de la course

Le départ du Raid28 ressemble au départ des 24 du Mans. Tous les capitaines d’équipes sont alignés et en face d’eux se trouve le road book. Au top départ, ils s’élancent tous vers ce pavé de feuilles pour qu’ensuite nous puissions en faire la lecture.

Dès que le road book est en notre possession, premier constat pour moi : Ce n’est pas simple du tout. Et quand Nicolas nous dit : « Les balises vertes ne sont mêmes pas placées » je comprends que même pour un habitué, c’est plus compliqué que prévu. En effet, d’habitude, les balises pénalisantes sont au moins placées sur la carte. Mais pas sur ce raid. Il faut les placer nous-mêmes via une définition qu’il y a dans le road book. Par exemple :

« La balise n°1 se trouve au nord de la cote 196 sur le pont qui est le plus à l’ouest. »

Vous comprenez que déjà il faut trouver la cote 196. Puis bien orienter la carte et trouver tous les ponts qui se trouvent à l’ouest car si vous en loupez un, vous risquez de chercher longtemps à un endroit où il n’y a rien.

C’est ainsi que la course commence à 20h. Le chronomètre est lancé mais on ne bouge pas. Il faut d’abord essayer de bien interpréter chaque définition de balises pour les placer au bon endroit sur la carte.

La tactique de course du départ a été de réaliser les deux premières feuilles du road book. Ensuite nous sommes partis. Cela nous a pris 20 minutes. Quand je dis, nous, je parle surtout de Nicolas et Fabrice. J’étais surtout observateur.

La course

Nous voilà en route sur le Raid28 en petite foulée vers la première balise sur le tracé de notre choix. Pour ne pas se tromper il faut constamment avoir un œil sur la carte et éventuellement la boussole pour confirmer l’azimut. Pour l’orienteur c’est doublement épuisant car il fait nuit et il pleut. Les risques de chutes sont permanents.

Première stratégie

Les premières vertes se passent bien. Les bleues des fois ça va vite, des fois ça prend beaucoup de temps. On « jardine » comme il se dit dans le jargon du raideur. On cherche, on tourne en rond et quand on trouve rapidement c’est génial.

Jusqu’au 37ème kilomètre la course se passe ainsi. On prend alors le temps de réaliser la suite de la lecture des définitions sous un abri bus. On se ravitaille aussi. La difficulté à ce moment est qu’il ne faut pas rester trop longtemps inactifs car on va se refroidir, et repartir risque d’être difficile. On décide de réaliser la recherche des balises vertes jusqu’au PC7, le Point de Contrôle n°7 qui est à mi-parcours est qui est normalement au 37ème kilomètre (théorique). Honnêtement je ne sais plus combien de PC nous avions passé lorsque nous nous sommes arrêtés sous cet abri bus, mais de toute évidence nous avions beaucoup « jardiné » car au compteur j’avais déjà 37 kilomètres.

Arrivés au PC7 il s’est avéré que nous avions 16 kilomètres de plus que prévu ! Cela fait beaucoup pour tout le monde et des signes de fatigue se font sentir, sans compter le manque de sommeil. Nous sommes tous clairement très solidaires, chacun veille l’un sur l’autre et le tout se fait en silence. Un regard, un geste ou un son suffit à vite savoir s’il faut ralentir un peu, se poser quelques secondes, ou s’encourager. La cohésion devient primordiale et, malgré la fatigue, la lucidité devient plus qu’importante car au PC7 il faut faire un choix et le bon.

Seconde stratégie

Le PC10 possède une barrière horaire et compte tenu de la distance qui nous sépare d’elle si on cherche des balises bleues et qu’on ne les trouve pas, on n’arrivera pas à temps. Si on passe par toutes les balises vertes alors que l’on ne peut plus courir et en supposant qu’on les trouve facilement on risque de ne pas y arriver non plus.

Trouver les balises c’est sympa, mais il faut finir classés, voilà ce qui a été décidé, donc on finit en allant au plus court pour essayer de combler les 16 kilomètres de trop que nous avons cumulés. Donc à partir du PC7, nous avons choisi d’aller directement au PC8, puis 9 et enfin 10. Tant pis pour les balises vertes et bleues, il faut finir dans les temps.

Motivés comme jamais, nous partons tous ensemble vers un enchaînement de kilomètres de PC en PC. On serre les dents, on efface de notre tête, tant bien que mal, les douleurs articulaires et/ou musculaires sans oublier de boire et de manger et on avance. Un seul objectif : arriver avant la barrière horaire de ce Raid28.

PC10 en vue, ouf on va pouvoir souffler quelques minutes. Caroline prend quelques photos de nos têtes en mode zombie. Les pieds de Nicolas sont dans un état pas possible, les jambes de Laurence sont H.S., Fabrice, Marc et moi on a des courbatures plus ou moins importantes. Courir est difficile voire impossible pour tout le monde. Mais le PC10 est juste une petite satisfaction, ce n’est pas la victoire. Il y a une autre barrière horaire jusqu’à l’arrivée, il ne faut pas trainer.

Dernière stratégie

Nous repartons sur le même principe à savoir que l’on va directement au PC suivant et ainsi de suite jusqu’à l’arrivée. Nous sommes tellement fatigués que même le fait de savoir qu’une balise verte n’est pas très loin devient un obstacle mental trop important. Il faut rejoindre l’arrivée un point c’est tout. Alors on débranche le cerveau et on « fonce » vers la finish line.

Bilan de l’apprentissage

Voici les leçons que je tire de ce Raid28. Une partie de ce que je vais noter ici est issu de la réflexion du groupe et parfois ce sont mes propres conclusions.

Axes d’amélioration

  • Lorsque qu’il est annoncé une distance de l’épreuve, ajoutez environ 10% pour avoir un chiffre plus réel de ce que vous allez parcourir. Cela est important sur la quantité d’hydratation et d’alimentation. Personnellement j’ai manqué de ravitaillement solide. Heureusement que mes coéquipiers étaient là ;
  • Il faut se répartir au maximum les tâches. Nicolas et Fabrice ont géré le placement des balises en fonction des définitions du road book. Il est vrai que nous étions 3 novices, donc difficile de pouvoir les aider au départ, mais nous savons lire des définitions. Je pense qu’à l’avenir on pourrait créer deux binômes pour placer les balises. Ainsi Nicolas gère par exemple tous les placements des balises des cartes impaires avec son binôme qui lit les définitions. Et Fabrice s’occupe des cartes paires avec son binôme. Pour le cinquième de l’équipe, je ne sais pas encore ;
  • Le système précédent permet un roulement d’équipe qui permet un repos psychologique. Un trail est finalement beaucoup plus simple par rapport à un raid où non seulement on court de nuit, mais en plus on doit chercher son chemin. On est plus vite épuisé mentalement.
  • Durant l’épreuve, le cinquième pourrait gérer le rappel des définitions et la gestion des distances à parcourir. Une équipe donne le cap et communique la distance à parcourir avant de changer de cap. Le cinquième gère cette distance à parcourir pour initier le calcul du nouveau cap ;
  • Définir le temps maximal de recherche d’une balise bonus. Par exemple 1/3 du temps de bonification. Si une balise donne 15’ minutes on se donne 5 minutes pour la trouver. Dans le cas contraire on passe à la suivante.

Course complémentaire

Comme vous le voyez, un raid demande beaucoup plus d’organisation dans l’effort. C’est un excellent entraînement pour les trails mais aussi pour tous les sports d’endurance car il nous entraîne à mieux réfléchir et lorsque l’on revient à un sport « plus simple » en terme de réflexion, cela libère de l’énergie pour mieux avancer.

Remerciements

Je tiens à remercier l’organisation du Raid28 qui est très chaleureuse et vraiment bien organisée.

Merci beaucoup à tous et toutes ces bénévoles qui, comme nous, sont resté(e)s toute la nuit à nous attendre et à nous encourager. Toujours le sourire, toujours les mots qui font du bien.

Un grand merci à toute l’équipe avec qui j’ai passé un très bon moment (Nicolas, Fabrice, Laurence et Marc).

Un merci tout particulier à Nicolas qui m’a invité sur cette épreuve pour m’aider dans mon apprentissage. Un modèle de calme et d’engagement physique. Il n’est pas finisher du Raid In France pour rien. J’étais avec un grand raideur et c’est appréciable d’apprendre au côté d’un athlète comme lui.

Un énorme merci à Caroline, qui était là pour le départ à 20h et qui s’est levée pour être là sur les derniers Points de Contrôle qui étaient très important pour nous. Psychologiquement cela fait un bien fou d’avoir un soutien extérieur.

Si vous souhaitez un jour débuter sur un raid spécial C.O., je vous recommande vivement le Raid28.

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