Coaching sportif personnalisé
Citation du jour

Ne vous jugez pas sur le chemin de votre évolution. Ne vous évaluez pas sans cesse. Une plante pousse difficilement si vous la déterrez tous les matins pour vérifiez l’état de son enracinement.

Départ vélo et transition (5/8)

transitionMon tour est venu, le départ est donné et je pars tranquille pour négocier correctement les 2 premiers virages. Je n’ai pas attendu trop longtemps ce qui fait que je bénéficie encore de mon échauffement. Je n’ai pas froid et après bref coucou à Caroline pour la photo, je peux me mettre en action. Position aéro-dynamique, c’est parti pour 180 kilomètres de vélo.

Pour l’aller tout va bien

La tactique est simple, maintenir 215 Watts de puissance normalisée. Pour l’hydratation j’ai prévu 2 bidons de poudre 320 Maurten que je vais coupler avec des bidons d’eau. Je prévois également de prendre une ou plusieurs demi-bananes si le besoin de manger quelque chose se fait sentir.

Je n’affiche pas le compteur de vitesse sur le vélo pour ne pas être influencé par cette donnée mais je sens bien que je vais vite. Normal, le vent est 3/4 dans le dos et la route est légèrement en faux plat descendant. Donc ça va très bien et très vite pour l’aller.

La boucle

Après une longue ligne droite, j’entre dans une boucle que l’on fait 2 fois. Cette boucle est plus vallonnée, d’ailleurs, une grande partie du dénivelé positif se fait sur cette partie.

La premier tour se passe bien. Cela me permet de voir que pour le retour le vent sera totalement de face car il est en train de tourner. Je continue ma stratégie hydrique mais je sens malgré tout un début de saturation. Je décide de boire uniquement de l’eau pour limiter l’apport en sucre qui me pose souvent des problèmes. L’ennui c’est que cela n’est pas censé arriver avec les produits Maurten.

À l’amorce de la deuxième boucle je commence à perdre de l’énergie. J’ai du mal à appuyer correctement sur les pédales. Mon estomac est relativement dur et même boire de l’eau devient difficile. Cette deuxième boucle est compliquée à gérer et pourtant je m’en sors bien. J’ai même envie de manger. Alors je prends une pâte qui ressemble à une energy-ball que je confectionne moi-même. C’est à base de quinoa et de dattes. Génial, j’adore tout ça et effectivement ça me fait beaucoup de bien. Tellement de bien que je retrouve de l’énergie à la fin de la deuxième boucle.

Le retour vers Louisville

C’est alors que je commets une grave erreur. Je bois de nouveau du Maurten. L’effet est immédiat et radical. Blocage total de l’estomac ! Plus rien ne passe et je dois finir la partie vélo en essayant de ne boire que quelques gouttes d’eau.

Malheureusement, le vent est bien de face et le faux plat est désormais montant. Il me reste environ 70 kilomètres et je sens que ça va être long. Je roule tant bien que mal, le plus possible en position aérodynamique malgré la compression de mon estomac que cette position engendre. Ce n’est pas agréable mais au moins je roule toujours à 30 km/h. Sans énergie et avec la fatigue, chaque trou devient une crevasse. Chaque relance après un virage devient un calvaire. J’ai l’impression de peser une tonne alors que c’est juste mon corps. Chaque bosse devient une montagne… Le retour est un supplice.

La transition

J’arrive enfin à la transition. J’enjambe le vélo et pose mes pieds au sol et là je suis bloqué. Pendant un instant je n’arrive même pas à marcher. À la place de mes jambes, j’ai deux poteaux en fer. Je parviens tout de même à plier les genoux et je commence à me diriger vers mon sac de transition. Je croise le regard de Caroline et je peux lire dans son regard qu’elle est inquiète. Elle me demande si ça va ? Je suis cuit, je n’ai mal nulle part, mais je suis vide d’énergie, mon estomac est bloqué. Le marathon sera long, c’est tout, car je vais très certainement marcher.

J’arrive sous la tente pour me changer et je prends mon temps. Je retire mon T-shirt qui est trempé de sueur car si je finis à la nuit (comme je le suppose fortement) il fera de nouveau froid et avec cette sueur je risque d’être gelé. Je garde ma veste d’automne, mes gants, mes manchons pour les mollets, les chaussettes et mon protège-cou. J’avais prévu des gels Maurten pour le marathon mais là j’ai compris la leçon. Dès que mon système de digestion refonctionnera, je prendrai uniquement de l’eau.

Voici donc le plan : beaucoup marcher, éventuellement trottiner, boire un peu d’eau pour éviter la déshydratation et attendre que la digestion reparte…

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