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L’épreuve marathon de Louisville (6/8)

épreuveAprès 12 minutes de transition, je me lance sur l’épreuve du marathon de l’Ironman de Louisville. Si j’ai pris mon temps, ce n’est pas parce que je me demandais si j’allais abandonner ou si j’allais pouvoir finir. Ces 12 minutes j’en ai eu besoin pour réellement me changer et pour réussir à mettre mes chaussures. Je suis d’une lenteur et d’une imprécision dans mes gestes que je me suis plutôt demandé si j’allais simplement pouvoir m’habiller et mettre mes chaussures. Heureusement qu’il n’y a pas de limite de temps pour les transitions…

1er tour

À ma grande surprise je parviens à courir. J’en profite donc pour avancer à faible allure mais tout de même plus vite que prévu. Sur le circuit course à pied, il y a une partie en plein soleil et avec vent dans le dos. C’est le seul moment où je pouvais retirer ma veste. Par la suite j’ai même retiré mon cache-cou. Mais sinon j’avais toujours ma veste sur moi. Fermeture attachée ou pas pour gérer les variations de température.

Je continue de boire exclusivement de l’eau et de temps en temps je mange un petit Bretzel ou Pretzel pour les Américains. À la fin du premier tour je suis même ravi de pouvoir annoncer à Caroline que finalement je vais peut-être pouvoir finir avant la tombée de la nuit.

2ème tour

En l’espace de 500 mètres et à l’amorce du deuxième tour il me prend un envie de vomir. Le drame, je n’ai plus envie de boire ni de manger. Sur la partie en plein soleil je constate que je ne sue même plus. L’estomac est gonflé et dur. Ma digestion est encore bloquée, c’est sans doute dû aux chocs à chacun de mes pas. Quand l’estomac est déjà fragilisé, ce n’est pas la course à pied qui arrange les choses. Ce qui peut améliorer la situation, c’est uniquement la marche ou ne plus bouger. Comme j’ai envie de finir, je choisis d’avancer. Je croise de nouveau Caroline pour lui apprendre la mauvaise nouvelle. Finalement je vais finir à la nuit. C’est donc parti pour 9 miles de marche durant lesquels je vais vomir 2 fois.

3ème tour

Après un tour complet en marchant (je ne compte pas mes 2 ou 3 tentatives de course) je me sens mieux. Caroline n’est pas loin pour me surveiller et m’encourager. Il fait désormais nuit et un bénévole me donne un collier phosphorescent. Mon estomac m’envoie de plus en plus de signes comme quoi il va mieux. C’est alors qu’un homme se rapproche bizarrement de Caroline. Elle l’a bien vu et moi aussi. Il a une attitude louche et inquiétante qui la pousse à se rapprocher de moi. J’ai même la force de lui hurler un truc en anglais. Voyant nos attitudes, il laisse tomber l’affaire et part ailleurs.

Cet événement n’est pas sans conséquence. Cela m’a totalement débloqué l’estomac. Je le signale à Caroline pour qu’elle puisse m’attendre à un poste de ravitaillement à la lumière et proche d’agents de police et de bénévoles car je vais tenter de recourir.

Petit miracle, je cours et pas trop mal en plus. J’ai les muscles et les articulations complètement froids, mais ça repart. Après un moment pour me réchauffer, l’allure devient de plus en plus rapide. Je vais tellement plus vite (attention, tout est relatif, je vais plus vite par rapport à la marche, je ne cours pas à 21km/h, je dois être autour de 10 km/h) que Caroline ne m’attendait pas si tôt.

Le final

Je me sens tellement bien, que l’on décide de se retrouver à l’arrivée. Elle connait Louisville comme sa poche désormais et elle peut prendre des raccourcis. Je reprends la course pour finir cette épreuve. Je peux désormais boire de nouveau de l’eau, manger un peu et même la sueur est là. Tout va donc très bien. Je prends tout de même le temps de marcher à chaque ravitaillement sauf le dernier qui n’est pas très loin de l’arrivée.

Sur les derniers kilomètres, nous entrons dans la ville et je peux sentir l’odeur que dégagent les restaurants. J’ai visiblement très faim et cela me booste encore plus. Je vois l’arrivée, dernière ligne droite et il y a une foule énorme. Peu importe le temps que cela va me prendre, je profite de cette arrivée. Je tape dans les mains, tantôt à droite, tantôt à gauche, je zigzague sur le tapis d’arrivée pour partager au maximum avec ce public qui aime le sport et les sportifs.

Je passe la ligne et j’oublie, l’espace d’un moment, toutes les galères de cette journée, j’oublie jusqu’où j’ai dû puiser en moi pour aller la chercher, cette ligne. Je suis juste heureux d’avoir traversé cette épreuve avec Caroline qui est là…

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