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Swimrun de Vassivière

swimrun vassivièreJe connaissais le duathlon, le triathlon, l’aquathlon et le bike and run, désormais je connais aussi le swimrun.

Petite nouveauté pour cette saison 2017, je voulais essayer le swimrun. Pour cela il me fallait un coéquipier qui est toujours prêt pour de nouvelles aventures. C’est ainsi qu’avec Christophe V. nous nous sommes inscrits au mois de décembre 2016 pour le swimrun de Vassivière.

Pour commencer et compte tenu de notre niveau (même si Christophe n’a jamais beaucoup nagé), un distance S nous paraissait beaucoup trop court. On a donc décidé de se lancer sur le format M soit un total de 17,8km de course et 2800m de natation. Tout cela est réparti en 6 tronçons de course et de nage avec un finish en course à pied.

La course ayant lieu le 18 juin, on avait le temps de se préparer mais surtout de s’équiper. Recherche d’une combinaison spécifique, de chaussures spécifiques et éventuellement de trouver du matériel adapté pour ce type d’épreuve.

La veille de la course

Avec Christophe et la famille, nous arrivons sur place la veille de la course. Le lac de Vassivière est vraiment un site idéal pour un swimrun. Tout juste arrivés, nous allons faire un petit plouf pour tester l’eau qui est à 22°C. Sur nos 600m d’entraînement nous décidons de la tactique de course pour le lendemain.

En natation je me place devant Christophe pour le guider et essayer et de créer une zone d’aspiration pour lui faciliter la tâche. J’en conclus que je dois nager aux alentours de 2’/100m. En course à pied c’est plus simple. On court le plus vite possible. Notre expérience de l’ultra trail nous permet d’être sereins sur le parcours trail de Vassivière. Hormis quelques racines et pierres, il n’est pas très technique ni dangereux.

Comment s’habiller et s’équiper ?

C’est un point très important en swimrun et qui n’est pas facile à résoudre (pour un débutant).

Le jour J, l’air dépasse les 25°C à l’ombre dès 9h du matin. Courir avec une combinaison est donc exclu pour moi. Lors d’un entraînement spécifique réalisé en amont, j’ai très mal supporté le port d’une combinaison, même ouverte, pendant la course à pied et ce jour là il faisait 20°C et nous courions sous une pluie orageuse.

Toutefois l’eau sera sans doute au minimum à 22°C, peut-être même plus. Ne dépassant pas les 24°C, en triathlon, la combinaison est autorisée. Mais dans cette situation mieux vaut ne pas la mettre. Heureusement, d’autres tests m’ont permis de choisir ma tenue. Avec un pull-buoy adapté pour le swim and run et des manchons épais pour les mollets, je flotte aussi bien qu’avec une combinaison.

À cela j’ajoute un tee-shirt maillot de bain (parce que je suis un peu frileux tout de même), une trifonction et un débardeur-dossard ; me voilà équipé.

Pour courir les lunettes et le bonnet de bain (fourni pour l’organisateur) seront sous la trifonction. Dans la poche arrière de cette dernière, il y a le sifflet (fourni par l’organisateur) et un bidon souple de boisson énergétique.

Départ de la course du swimrun

Sur la ligne de départ on ne se place devant pour observer les pros mais on n’est pas trop loin quand même car mine de rien on n’est pas des débutants quand même.

À Vassivière, on aime démarrer par des côtes alors dès le départ ça grimpe sec. L’objectif des côtes est clair : on voit tout de suite qui est en forme ou pas. Résultat le peloton s’étend rapidement. Le premier tronçon de course est assez long. On carbure bien sans forcer et à l’approche du premier tronçon natation je me dis qu’il va falloir entrer dans l’eau doucement. Sous cette chaleur, entrer dans une eau, même à 24°C, ce n’est pas forcément recommandé. Mais fort heureusement l’organisateur a pensé à tout ! Il y a une « douche » qui attend pour nous rafraîchir avant notre superbe premier plongeon. En fait on est entré doucement en posant un pied après l’autre très prudemment.

Déroulement de la course

La suite de la course est captivante. On n’a pas le temps de s’ennuyer. On court, on nage, tout s’enchaîne très vite, pas le temps de se refroidir dans l’eau et pas le temps de griller sous le soleil. J’ai un peu loupé le deuxième tronçon de nage (100m de plus) qui était le plus long et plus houleux. On rattrape un peu notre retard en course à pied car bizarrement on n’est assez bien placé pour des débutants et je suis surpris de la facilité avec laquelle nous gagnons des places en course à pied.

Nager en swimrun est moins stressant que sur un triathlon car, après le premier tronçon de course, nous ne sommes déjà plus tous collés. Ce n’est toutefois pas forcément plus simple, car sur ce type d’épreuve, il n’y a pas de bouées tous les 200, 300 ou 400m. Quand vous entrez dans l’eau, on vous dit : « Vous voyez le drapeau bleu là-bas de l’autre côté ? Eh bien c’est là-bas qu’il faut sortir. » Quand il n’y a que 300m, ça va, mais quand il y a 700m à faire, le drapeau bleu il est vraiment très petit et pas super visible. Mais c’est le jeu, et on s’est bien amusé.

Les petits plus

Sur le parcours il faut penser à fermer les barrières pour ne pas que les moutons se sauvent. On est aussi là pour respecter les lieux.

À la sortie de chaque tronçon de nage, il y a une bosse (un mur) qui nous attend. Pour retrouver une foulée fluide et dynamique c’est l’idéal (ironie).

On nous fait également passer sur l’île aux serpents où là… il n’y a pas de chemin ! Faut tracer sa route dans les fougères. Je vous rassure, il n’y a que 120m et d’autres sont passés avant nous. Impossible de se perdre.

Conseils

  • Mémoriser les distances de course et de nage pour anticiper au maximum l’utilisation du matériel.
  • Penser à la crème solaire surtout sur la nuque.
  • Le meilleur nageur se place devant pour guider et protéger son partenaire.
  • Toujours rester à deux, surtout dans l’eau.
  • Faire des battements de jambes avant de sortir de l’eau pour les préparer à la course.

Remerciements

Merci aux organisateurs de ce swimrun. Pour une première expérience je ne suis pas déçu de la qualité de prestation et des valeurs qui sont défendues.

Les bénévoles sont tous souriants et accueillants c’est un vrai plaisir.

Merci à la famille de Christophe pour tous les encouragements.

Une mention spéciale à Christophe qui s’est jeté dans cette aventure avec moi sans retenue.

Et un énorme merci pour ma femme qui a arpenté les routes et les chemins en vélo pour trouver les meilleurs spots. C’est pas facile de rouler avec un gros sac de photographe sur le dos, surtout que ce n’est pas plat à Vassivière et ce jour là, il y avait beaucoup de vent. Petit message aux supporters : Pensez à vous hydrater et à vous alimenter aussi.

Classement

Nous finissons 12ème sur 181 équipes et 11ème sur 108 dans notre catégorie.

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