Aller au contenu

Triathlon T24 de l’île de Ré

Triathlon T24 de l’île de Ré

Mon premier objectif de la saison 2024

triathlon-T24Voici le premier gros objectif de ma saison, le triathlon T24 de l’île de Ré. Lorsque j’ai vu ce nouveau format de triathlon, j’ai très vite été attiré avec quand même pas mal de crainte sur la difficulté à gérer 24 heures de triathlon. Puis en lisant les règles je me suis vite rendu compte que c’était finalement « assez facile » en individuel. Je m’explique, n’allez pas croire que c’est si facile, ce que je veux dire, c’est qu’il y a la possibilité de rendre ce triathlon T24 moins difficile qu’un triathlon XXL.

Le principe d’un triathlon T24

Pour comprendre mon raisonnement je vous explique comment je vois les choses. Le triathlon T24 c’est 4h de natation, 12h de vélo et 8h de course à pied. Le tout sur une boucle pour chaque sport. Mais nulle part il est écrit « non stop ». L’épreuve natation dure bien 4h sur une boucle en mer de 1km mais la seule obligation que l’on vous demande est de faire au moins 1 tour (ça semble logique que l’on nous demande de faire au moins 1 tour d’un circuit dans chaque sport, sinon ce n’est plus du triathlon).

4h de natation, 12h de vélo et 8h de course à pied

Donc, puisque ce n’est pas du non-stop, je peux très bien nager 1, 2, 3, etc. kilomètres et je m’arrête quand je veux. Arrivé à 4h de natation, on se dirige vers le vélo et on fait la même chose mais pendant 12h durant lesquelles je peux rouler ou me reposer. On fait ce que l’on veut. Et pour la course à pied, l’épreuve dure 8h maximum, mais si je souhaite faire 1 seul tour, cela ne pose aucun problème. Au final, en réalisant 1km de nage, 20,8km de vélo et 7,2km de course à pied, je peux très bien être finisher du triathlon T24. Mais avouez que ça ne serait pas beaucoup d’effort en 24h 😉

chaque kilomètre de natation rapporte 15 points, chaque kilomètre de vélo rapporte 1 point et chaque kilomètre de course à pied rapporte 4 points

Mes objectifs sur ce triathlon T24

  • Faire au moins 1 tour de chaque épreuve pour être classé (ça peut être facile de le dire comme ça, mais pendant 12h de vélo il s’en passe des choses et être debout pour faire la partie pédestre n’est pas garanti) ;
  • Dormir le moins possible mais sans prendre de risque non plus ;
  • N’avoir aucun trouble gastrique ;
  • Faire 12km de natation ;
  • Mon record en vélo est de 280km en 11h donc je voulais faire cette distance ;
  • Sur une épreuve du « LDHD » (Le Dernier Homme Debout) j’avais déjà fait 42km en 6h donc là je veux faire près de 60 kilomètres.
  • Réaliser 700 points (chaque kilomètre de natation rapporte 15 points, chaque kilomètre de vélo rapporte 1 point et chaque kilomètre de course à pied rapporte 4 points) ;
  • Compte tenu du ratio des points par kilomètre dans les différents sports et compte tenu des allures que je compte réaliser, je vais maximiser le repos sur le temps vélo.

Début de l’aventure

Quelques minutes avant le départ, c’est le show avec musique, danse, fumigènes, la « Ola ». Le samedi 8 juin à 15h le départ est donné et dès le début je suis à une allure de triathlon XXL. Le premier tour d’1km à marée basse, je le boucle en 16’21 ». Pour atteindre mon objectif je dois faire 1 tour et me ravitailler le tout en 20 minutes pendant 4h.

La suite est simple. Je nage autour de 1’50″/100m, je sors de l’eau, retire mes lunettes, passe faire un coucou à Caroline. Puis je me dirige vers la tente de ravitaillement pour les individuels. Là je bois 4 à 5 gorgées de boisson énergétique, puis je me mets de la crème sur la nuque. En sortant de la tente je vais prendre un verre d’eau pour me rincer la bouche afin de limiter les effets prolongés du sel de mer. C’est ma routine pour la natation.

Au 10ème tour la mer devient plus perturbée avec des vagues plus grandes. Je vois moins bien les bouées et je commence à avoir un peu froid.

Au 11ème tour je me trompe dans mon orientation à cause des vagues et mon manque de lucidité. Cette erreur me coûte 200 mètres de plus. J’ai mal aux bras, à la nuque et je me suis pris plusieurs coups de pieds d’athlètes qui brassent.

12 kilomètres de natation en 3h46’26 » (allure : 1’53″/100m)

Enfin le 12ème tour, je me concentre au maximum pour ne pas louper les bouées et je boucle un objectif. Soit 12km de natation en 3h46’26 » (allure : 1’53″/100m) avec les temps de pause cela fait 4h04’14 ». Si vous avez suivi, vous allez me dire : »Tu as dépassé les 4h de natation ? ». Oui c’est vrai, mais la réglementation du triathlon T24, nous donne 45 ‘ pour terminer notre dernier tour.

La transition 1 la plus longue que j’ai réalisée

À la sortie de l’eau j’ai un peu froid et je préfère garder la combinaison pour retourner au parc vélo qui se trouve à 1,2 kilomètres. Durant le trajet j’en profite pour m’hydrater et me réchauffer.

le parc vélo qui se trouve à 1,2 kilomètres

Pour retrouver mon vélo on emprunte une piste cyclable, ce qui fait que je n’ai pas besoin de chaussures ou autres pour protéger mes pieds. Mais si j’avais voulu aller plus vite, j’aurais pris le temps d’enfiler des chaussures pour courir.

Arrivé sur place, je constate que toutes les douches sont utilisées avec une file d’attente énorme. Je préfère me changer dans le parc vélo et prendre une douche pour retirer le sel à l’aide d’un point d’eau mis à disposition. Ce point d’eau est normalement réservé pour remplir les bidons, mais il est assez haut pour une douche expresse.

Une fois la douche terminée et séché, je me sens déjà beaucoup mieux. Je m’équipe pour le vélo en tenue assez légère puisqu’il fait encore 19 degrés. Tout est prêt, je m’élance pour effectuer ma première boucle du circuit long après 50′ de transition 1.

Rouler un peu de jour, beaucoup de nuit

Les difficultés

Le circuit ne comporte aucune difficulté en terme de dénivelé. Là où il faut faire attention, ce sont les déformations de la route. Des bosses et des trous qui peuvent surprendre mais après 3 ou 4 tours j’ai enregistré leurs positions. C’est important de faire cela pour tout anticiper durant la nuit. Le passage en ville avec un enchaînement de virages n’est pas dangereux en soi, mais la route est en mauvais état. Au début j’ai peur d’avoir mal aux fesses suite à tout ces chocs mais finalement non.

La deuxième difficulté est le vent qui se lève vers 2h30 du matin. Déjà qu’à la tombée de la nuit il n’y avait plus d’arbitre pour gérer le drafting, avec le vent en plus, ce n’est plus du drafting, ce sont des pelotons de cyclistes que je peux voir.

Et au final c’est une difficulté supplémentaire car pour doubler 4 ou 5 personnes sur une route étroite c’est tout de suite moins facile.

Enfin, il faut gérer l’éclairage. Pour éviter toute panne, j’ai installé une paire d’éclairage devant et derrière. Ainsi, et c’est arrivé pour la lampe arrière, dès qu’une lampe s’éteint, j’allume immédiatement la suivante. Arrivé au ravitaillement il y a de quoi recharger les batteries de ses appareils donc c’est facilement gérable.

La stratégie

J’ai envisagé la possibilité de ne pas dormir durant le vélo du triathlon T24, mais vers 3h30 du matin je sens que mon niveau d’attention baisse avec un temps de réaction qui me semble plus long. Je préfère m’arrêter pour me reposer à la location.

Durant la partie cyclisme, j’ai mis en place une nouvelle routine de ravitaillement. Après les 3 premiers tours non-stop, je m’arrête à chaque fin de tour pour éventuellement prendre un nouveau bidon énergétique. Je prend également un café et à la tombée de la nuit on peut prendre aussi une soupe. Je mange un peu de banane, 1 ou 2 carré(s) de chocolat et 2 ou 3 morceaux d’emmental.

Concernant ma stratégie sur le vélo, j’avais calculé que je ne devais pas dépasser les 174W pour me préserver. Et sur la première partie mon compteur affiche 138 watts de moyenne et 150W de puissance ajustée. Il y a une différence entre ces deux puissances car je me suis amusé sur le segment bonus. Ce segment bonus fait environ 800m de long et celui qui roule le plus vite, gagne 10 points en bonus. Avec mes 47,66 km/h j’étais loin du premier et ses 64 km/h mais j’avais envie de jouer.

Statistiques vélo

Ma première partie vélo a débuté à 19h53′ puis j’ai roulé durant 7h53′ effectuant 4 grands tours de 20,8km et 5 petits tours de 16km soit au total 163,2km. Durant ces 7h53′ j’ai réalisé 8 pauses cumulant 1h48′ pour me ravitailler et me changer. J’ai donc concrètement roulé pendant 6h05′ soit 26,56 km/h de moyenne. Si on tient compte des pauses j’ai une moyenne de 20,7 km/h.

Puis je me suis rendu à la location pour me doucher, dormir (45 minutes) et de nouveau me changer. Cela m’a pris 1h02′.

Au total j’ai roulé 211,2km en 12h soit 17,6km/h de moyenne.

Pour finir l’épreuve vélo je retourne sur le petit tour à 4h48′ du matinj’ai le temps de faire 3 tours encore, soit 48km de plus au compteur. J’ai roulé durant 2h12′ avec 2 pauses cumulant 22′ de repos pour essentiellement boire et manger. Sur ma deuxième partie vélo j’ai donc roulé 1h50′ à 26,18 km/h et si je tiens compte des 22′ de repos cela abaisse la moyenne à 21,81km/h.

Si j’additionne le temps de la transition 1, plus toutes les pauses, plus le temps de sieste et le fait que je me sois arrêté avant la fin des 12h de vélo, je n’aurais finalement été sur mon vélo que 7h55′ (4h05′ de repos et transitions). Il y a clairement de quoi optimiser tout ça.

Transition 2 du triathlon T24

Le soleil s’est levé et je suis dans le parc vélo pour me mettre en tenue de running. Quand tout d’un coup, un bénévole approche pour me demander si je souhaite un pain au chocolat. Tout mon être a dit oui et un seul pain au chocolat n’est pas suffisant. Associés à un café j’ai finalement mangé 5 pains au chocolat en moins de 20 minutes. Un vrai régal !

Dernière épreuve

Il ne me reste plus que 8h de sport, voire un peu plus puisque, comme en natation, nous avons 45′ pour finir le dernier tour si on l’a débuté avant 14h. Je commence la course à 7h16′ du matin et je me sens musculairement tout à fait apte à courir. Donc en petite foulée tranquille je m’élance pour mon premier tour. Un arbitre me demande si ça va et spontanément je lui réponds : « c’est pas avec ces allures que je suis fatigué, c’est juste le manque de sommeil que je dois gérer. »

Après quelques tours, je peux vous dire que musculairement j’étais quand même fatigué aussi.

Comme pour la partie cycliste, je me suis arrêté à chaque tour pour appliquer une nouvelle routine de ravitaillement. À la fin du premier tour il me faut 300ml de ma boisson énergétique, 2 Tucs, 2 morceaux de fromage et 2 verres de boisson gazeuse. Après ce premier ravitaillement, je peux constater que 2 verres de boisson gazeuse c’était de trop. Par la suite je prends 1 seul verre. Dans la matinée, Caroline m’apporte du riz et à chaque tour je mange l’équivalent de 2 « energy-balls ». Nous avons également un deuxième ravitaillement vers le 4ème kilomètre. À celui-ci je prends également 1 verre de boisson gazeuse, 2 Tucs et 2 morceaux de fromage. Je demande également à être rafraîchi sur les avant-bras et le haut du dos grâce à un jet d’eau mis à disposition.

C’est comme cela que je réalise mes 8 tours de 7,2km (56,7km) durant 8h16′ pour être finisher soit du 6,86 km/h. L’ensemble de mes arrêts sur les 2 ravitaillements à chaque tours m’a pris 13′ et avec mon départ à 7h16′ je me suis donc officiellement déplacé pendant 7h47′ donc du 7,28km/h. J’ai été un peu plus efficace en course à pied.

Bilan de la course du triathlon T24

En reprenant mes objectifs :

  • validéFaire au moins 1 tour de chaque épreuve. Cet objectif est validé sans trop de problème ;
  • Dormir le moins possible mais sans prendre de risque non plus. Ici je ne le valide pas car même si je n’ai pas beaucoup dormi, je me suis trop reposé aux ravitaillements ;
  • validéN’avoir aucun trouble gastrique. Un objectif qui me tenait à cœur et celui-là il est bien validé ;
  • validéFaire 12 kilomètres de natation. Une première pour moi et bien content de l’avoir validé. ;
  • Mon record en vélo est de 280 kilomètres en 11h donc je voulais faire cette distance. Il me manque 68,8km ;
  • validéFaire près de 60 kilomètres. Je le valide car avec un circuit de 7,2km j’aurais dû dire entre 56,7km ou 64,8km. Donc celui-là je me l’accorde ;
  • Réaliser 700 points. Avec mes 624 points, je n’ai pas réussi celui-ci à cause du prochain point ;
  • validéMaximiser le repos sur le temps vélo. Oui j’ai réussi à maximiser, mais je n’ai pas optimisé. Je me suis trop reposé sur les ravitaillements ce qui m’a fortement éloigné de mon objectif kilométrique en vélo. Avec seulement 2h de pause au lieu de 4h j’aurais pu avoir 48km de plus et me rapprocher des 700 points. Une petite erreur sans réelle gravité. Ces 624 points me conviennent très bien.

Bilan de l’organisation du triathlon T24

Ce que j’ai adoré

Dans l’ensemble c’est une superbe organisation. Il y a quelques mails pour nous aider, des webinaires pour répondre à nos questions. Le jour de la course les bénévoles nous réservent à bel accueil. Et durant tout le weekend on est réellement chouchouté par l’organisation. Comme on nous l’explique régulièrement : les athlètes individuels sont clairement les rois et les reines. La sécurité dans l’eau, sur le vélo et à pied, tout est parfaitement géré. C’est la fête pendant 24h avec feu d’artifice, musique, restauration et bonne ambiance.

Ce que j’ai moins aimé

Il y a des choses à améliorer et l’organisation est attentive à cela puisque l’on reçoit ensuite un formulaire pour justement rendre compte des bons mais aussi des moins bons côtés. J’ai principalement évoqué le fait que les arbitres n’étaient pas assez nombreux. À cause de ce manque d’effectif (4) ils n’ont pas pu assurer le respect des règles (principalement le drafting) durant toute la nuit. Après le discours de l’arbitre principal durant le briefing, je m’attendais à beaucoup mieux au point de leur suggérer dans le formulaire, de ne pas renouveler leur partenariat avec la FFTri. Concrètement, si les triathlons T24 c’est essentiellement bon enfant et que la gestion du drafting est impossible, alors mieux vaut l’autoriser et interdire les vélos de contre la montre pour la sécurité.

Durant le briefing un thème a été souvent abordé, à savoir le respect et la priorité envers les individuels. Sur le coup je n’y ai pas porté attention. Après tout, on est tous dans le même bateau, bien sûr que l’on va se respecter. Sur le terrain j’ai compris qu’ils avaient dû rencontrer des soucis car j’étais en train d’en vivre :

  • Non prioritaire pour les 7 douches disponibles ;
  • Non prioritaire pour les massages ;
  • Drafting sur les individuels. Sérieux les équipes, draftez entre vous au moins ;
  • « Pousse-toi je double ! » Il y a un single track sur la partie pédestre qui n’est pourtant pas long. Je me poussais régulièrement pour laisser passer les équipes qui courent bien plus vite. Mais je ne me suis apparemment pas assez poussé pour un athlète qui m’a bousculé ;

Synthèse de mon avis

Cela reste des événements anecdotiques (sauf pour le drafting qui a été permanent) qui ne gâchent pas le bon moment que j’ai passé. Tout ne peut pas être parfait et dans l’ensemble on s’encourageait toutes et tous mais cela m’a juste fait penser au discours durant le briefing et j’ai compris de quoi il voulait parler. Selon moi, 1700 athlètes c’est trop sur une course sous forme de circuit mais là je touche au chiffre d’affaire. Je ne suis pas sûr que cela change à l’avenir.

Bilan de mon expérience sur le triathlon T24

En tant que compétiteur

De mon point du vue, c’est très positif. J’ai vécu cette compétition exactement comme je l’attendais. D’ailleurs je recommande fortement aux triathlètes de participer à ce type de course surtout si vous comptez participer à des triathlons longues distances. Sur un triathlon T24 vous n’aurez pas le stress de la barrière horaire. Vous n’aurez pas le stress de savoir si vous pourrez faire les distances d’un triathlon XXL par exemple. Si vous doutez sur votre capacité à faire un triathlon XXL vous pouvez très bien faire un triathlon T24 pour réaliser un weekend choc et mesurer votre niveau de forme.

C’est cette communion que j’ai par dessus tout le reste adoré.

Le partage en mode individuel

Autre point que j’ai le plus apprécié, c’est le partage que j’ai pu avoir avec Caroline. Les individuels/individuelles peuvent avoir un(e) accompagnant(e). Cette personne peut aller et venir partout au même titre que l’athlète. D’habitude Caroline est très active pour les encouragements, les photos ou pour m’aider avec le matériel… Là c’était pareil mais son implication était cruciale. Elle gérait le remplissage de mes bidons, la gestion des tenues, des câbles pour recharger l’éclairage, la cuisine, les crèmes de bronzage et cicatrisante, le spray anti-moustiques, le stockage du matériel à la consigne et bien sûr les encouragement et les photos. Sans oublier qu’elle devait elle aussi prendre soin d’elle ! C’est une véritable épreuve pour les accompagnant(e)s aussi. Pour être au top pour leur athlète, il/elle doit être en forme aussi et gérer ses alimentation, équipement et repos.

C’est cette communion que j’ai par dessus tout le reste adoré. C’est cela qui me fera sans doute revenir sur un triathlon T24 en individuel. Mais avant cela je le ferai en équipe de 2 et d’ici mon retour en individuel, peut-être que le problème du drafting sera réglé. En attendant, un grand merci aux personnes qui m’ont suivi et encouragé à distance. Merci à Camille pour la préparation mentale et merci à Yves et Christelle qui ont fait le déplacement pour m’encourager et un big merci à ma Caroline pour cette belle expérience à deux.

Laisser un commentaire

Translate »
Email
YouTube
YouTube
LinkedIn
LinkedIn
Share
Telegram